[Série estivale sur le Muséum national d’Histoire naturelle]

Aux origines du Muséum : quand un jardin de plantes médicinales devient une institution scientifique En 2026, le Muséum national d'Histoire naturelle célèbre quatre siècles d'une aventure scientifique unique. Pourtant, contrairement à une idée largement répandue, ce n'est pas le Muséum lui-même qui fête ses 400 ans. L'institution actuelle est née en 1793, en pleine Révolution française. Ce qui remonte à 1626 est son ancêtre direct : le Jardin royal des plantes médicinales, imaginé par le médecin Guy de La Brosse et créé sous le règne de Louis XIII. Au début du XVIIe siècle, la médecine repose largement sur les plantes. Pour former les médecins et les apothicaires, Guy de La Brosse défend l'idée d'un vaste jardin où seraient cultivées des espèces venues de toute l'Europe et d'autres continents. Son projet reçoit le soutien du roi, dont il est l’un des médecins personnels, mais sa mise en œuvre prend plusieurs années.…

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[Les instruments à corde : quand la physique devient musique]

Si À l’occasion de la Fête de la Musique, il est difficile de ne pas remarquer la place centrale occupée par les instruments à corde. Guitares, violons, violoncelles ou pianos peuplent les scènes et les rues du monde entier. Malgré leur diversité de formes et de sonorités, tous reposent sur un même principe physique : la vibration d’une corde. Lorsqu’une corde est pincée, frottée ou frappée, elle se met à osciller rapidement. Cette vibration déplace les molécules d’air environnantes et crée une onde sonore qui se propage jusqu’à nos oreilles. La fréquence de cette vibration détermine la hauteur du son perçu. Une corde vibrant lentement produit une note grave, tandis qu’une vibration plus rapide engendre une note aiguë. Plusieurs paramètres influencent cette fréquence. La longueur de la corde joue un rôle majeur : plus elle est courte, plus le son est aigu. C’est précisément ce qui se produit lorsqu’un guitariste…

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[Coupe du monde 2026 : quand la science entre sur le terrain]

À première vue, le football semble être un sport simple : vingt-deux joueurs, un ballon et un terrain. Pourtant, derrière chaque match de la Coupe du monde 2026 se cache une impressionnante quantité de science et de technologie. Des performances des athlètes à l'analyse tactique, en passant par la conception des équipements, la recherche scientifique joue aujourd'hui un rôle majeur dans le football de haut niveau. L'une des disciplines les plus importantes est la physiologie de l'effort. Un footballeur professionnel parcourt généralement entre 10 et 13 kilomètres au cours d'un match, alternant marche, course, sprint et changements de direction. La façon dont le corps produit et utilise son énergie est étudiée par des mesures de la fréquence cardiaque, de la consommation d'oxygène ou encore de la récupération musculaire, les préparateurs physiques peuvent adapter l'entraînement à chaque joueur afin est de maximiser les performances tout en limitant le risque de blessure.…

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[Le parachute : quand la physique ralentit la chute]

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, plusieurs milliers de parachutistes alliés sont largués au-dessus de la Normandie. L’enjeu de leur mission est crucial: sécuriser des ponts, perturber les communications allemandes et préparer l'arrivée des troupes débarquant sur les plages quelques heures plus tard. Leur chute, de plusieurs centaines de mètres, est heureusement ralentie par le parachute, qui leur permet d’y survivre. Pendant sa chute, le parachutiste est soumis à deux forces qui s’opposent : La gravité, d’une part, qui attire tout objet vers le sol. Pour un parachutiste équipé, cette force représente plusieurs centaines de newtons, soit l'équivalent du poids d'un adulte, La résistance de l'air, d’autre part, qui s’applique lorsqu'un corps se déplace dans l'atmosphère. Il doit repousser les molécules d'air qui se trouvent sur son passage. Cette interaction crée une force opposée au mouvement, appelée traînée aérodynamique. Au début de la chute, la vitesse est faible…

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[Pourquoi le barbecue donne-t-il un goût si particulier aux aliments ?]

Si à première vue, un barbecue n’est qu’un simple mode de cuisson en extérieur, la différence de goût est immédiatement perceptible entre une viande grillée sur des braises et la même pièce cuite dans une poêle ou un four… Ce caractère si particulier est le résultat d’une combinaison complexe de phénomènes physiques et chimiques. La première clé se trouve dans la température. Un barbecue au charbon peut facilement dépasser 300 °C au niveau de la grille. À ces températures élevées se produit ce que les chimistes appellent la réaction de Maillard. Derrière ce nom se cache une immense famille de réactions entre les sucres et les acides aminés présents dans les aliments qui produisent des centaines de nouvelles molécules aromatiques : notes grillées, torréfiées, fumées ou légèrement caramélisées. C’est aussi lui qui donne aux aliments leur couleur brune et leur croûte appétissante. Ainsi, une viande grillée développe des saveurs bien…

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[Si vous êtes Bélier, passez votre chemin]

Comme pour les horoscopes, nous avons facilement l’impression qu’une description vague et générale s’applique spécifiquement à nous. Cette tendance psychologique s’appelle l’effet Barnum, parfois aussi appelé effet Forer. Il tire son nom de Phineas Taylor Barnum, un célèbre entrepreneur de spectacles du XIXe siècle, à qui l’on attribue l’idée qu’« il y a un peu de tout pour tout le monde ». En psychologie, cet effet a été mis en évidence de manière expérimentale en 1948 par Bertram Forer. Dans son expérience, Forer a distribué à ses étudiants un test de personnalité, puis leur a remis à chacun une prétendue analyse individuelle. En réalité, tous les étudiants ont reçu exactement le même texte, composé de phrases très générales comme « vous avez besoin d’être apprécié par les autres » ou « vous avez parfois des doutes sur vos décisions ». Lorsqu’il leur a demandé d’évaluer la précision de ce portrait,…

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[Le trouble de stress post-traumatique s’invite à la Semaine du Cerveau]

À l’occasion de la Semaine du cerveau organisée à Cherbourg-en-Cotentin, plusieurs rendez-vous invitent le public à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau et ses fragilités. Parmi les thématiques abordées, le Trouble de Stress Post-Traumatique (TSPT) était l’occasion d’une conférence tenue Jeudi 19 mars à l’IUT, notamment à travers le programme de recherche « 13-Novembre », qui constitue aujourd’hui l’une des études les plus ambitieuses jamais menées sur les conséquences psychiques d’un traumatisme collectif. Lancé dans le contexte des attentats du 13 novembre 2015, ce programme coordonné par l’Inserm s’inscrit dans une démarche résolument interdisciplinaire. Il ne se limite pas à une approche médicale du traumatisme : il mobilise également des historiens, des sociologues et des spécialistes des sciences cognitives afin de saisir la manière dont un événement violent s’inscrit à la fois dans les trajectoires individuelles et dans la mémoire collective. Cette articulation entre l’intime et le social est au…

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[Le sac à dos oublié de l’Âge de Glace]

Si la découverte de vestiges isolés de la préhistoire n’est pas rare, très rarement une collection complète d’objets personnels remontant à un individu précis se retrouve figée dans le temps. C’est ce qui vient de se produire en Europe centrale, avec une découverte archéologique qui nous rapproche comme jamais de la vie quotidienne d’un chasseur-cueilleur du Paléolithique supérieur, il y a environ 30 000 ans. Au cœur des hills de Pavlovské Vrchy, en République tchèque, des archéologues ont mis au jour ce qui pourrait être assimilé à un véritable « sac à dos » ou trousse d’outils d’un individu de l’Âge de glace. Découvert sur le site paléolithique de Milovice IV, ce lot d’artefacts n’est pas un ensemble dispersé d’outils isolés, mais une collection cohérente de 29 pièces rassemblées, soigneusement alignées dans ce qui semble avoir été leur condition d’origine. Ce qui rend cette découverte particulièrement remarquable, c’est qu’elle ne…

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[Tatiana Giraud : des champignons aux fourmis]

À l’occasion de la Journée Internationale des Femmes et des Filles de Sciences, qui se tient chaque année le 11 février, Terminus des Sciences s’est penché sur l’organisation des sociétés. Ce fut l’occasion de mettre en avant divers travaux, dont ceux de Tatiana Giraud, biologiste de l’évolution qui étudie les mécanismes évolutifs permettant aux organismes de se diversifier et de s’adapter à leur environnement. Si Tatiana Giraud est surtout connue pour ses travaux en génomique évolutive sur les champignons, ses travaux entrent en résonance avec l’étude des colonies de fourmis et, plus largement, avec la compréhension des sociétés animales. Les colonies de fourmis fascinent depuis longtemps les biologistes. Elles fonctionnent comme des « superorganismes » : la colonie se comporte presque comme un seul être vivant, composé d’individus spécialisés. Certaines fourmis sont ouvrières, d’autres soldats, d’autres encore reines. La répartition des rôles, la coopération et parfois les conflits internes posent des questions…

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[Un ver des côtes atlantiques au secours de brûlés de Crans Montana]

Dans les premiers jours de l’incendie tragique du bar Le Constellation à Crans Montana, survenu le 1ᵉʳ janvier 2026 et ayant fait des dizaines de victimes et de nombreux blessés graves, les équipes médicales ont dû affronter une double urgence : sauver des vies et soigner des brûlures étendues chez des patients dont la peau et la microcirculation avaient été profondément endommagées. Confrontés à des zones de brûlure profondes où les vaisseaux sanguins sont détruits et incapables d’apporter naturellement l’oxygène nécessaire à la cicatrisation, les cliniciens ont eu recours à une technologie médicale innovante : un gel cicatrisant inspiré d’une molécule extraite d’un ver marin, Arenicola marina. Cette autorisation exceptionnelle d’usage compassionnel a été accordée au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) à Lausanne pour traiter plusieurs grands brûlés du drame, alors que les traitements classiques peinent à répondre aux besoins cliniques urgents des patients. L’origine de cette avancée remonte à la découverte, dans le…

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